La science parle mais les politiciens refusent d'écouter


Cet article, débutant par le témoignage percutant du Dr Paul Héroux ci-dessus il y a 4 ans au Michigan, fait un bilan sommaire des rares avancées obtenues en Amérique du Nord dans la lutte épique menée contre la pollution mortelle engendrée par l'industrie du sans fil, et de l'échec à obtenir des gains au Canada et au Québec (l'option de retrait pour les compteurs d'Hydro-Québec y est quand même soulignée), avec une attention plus particulière sur les efforts des dernières années pour tenter — en vain ! — de stopper la 5G. Ce texte est également disponible ICI sur Facebook

 

Ce témoignage percutant livré il y a 4 ans par le Dr Paul Héroux aurait normalement dû mener à une décision éclairée par les responsables d'un comité d'investigation de l'État du Michigan qui entendaient ce jour-là de nombreux témoignages d'experts opposés au déploiement de la 5G. Mais comme on peut le voir dans la description de la vidéo, ils ont finalement plutôt choisi d'ignorer l'avis des experts en appuyant, par un vote de 15 contre 4, un projet de loi parrainé par l'industrie afin de faciliter le déploiement des infrastructures (tours d'antennes) de la 5G.


En Amérique du Nord, seuls deux États ont démontré de l'ouverture en ce domaine.


Au New Hampshire, où la science a finalement été prise en compte dans un rapport publié le 20 novembre 2020 par une Commission créée pour étudier les effets de l'évolution de la technologie 5G sur l'environnement et la santé. La commission est arrivée, après un an de travaux, à la conclusion que les rayonnements sans fil «constituent une menace importante pour la santé humaine et l'environnement.» Toutefois, deux ans plus tard, aucune loi n'a encore été adoptée. Comme on peut le constater dans (traduction) LA SOUS-COMMISSION PARLEMENTAIRE DE L'ÉTAT DU NEW HAMPSHIRE A VOTÉ POUR UNE ACTION POLITIQUE CONCERNANT LA QUESTION DES RAYONNEMENTS DE RADIOFRÉQUENCE. Voir aussi INCROYABLE PROJET DE LOI À l’ÉTUDE AU NEW HAMPSHIRE


Au Massachusetts où, grâce notamment au travail de sensibilisation exceptionnel de Cecelia Doucette (voir son site Web), le gouvernement étudie 5 projets de loi visant à protéger la santé des citoyens contre cet insidieux type de pollution. Tous les détails ICI. — Extrait traduit : Comme cela s'est produit dans le cas du tabac, les CEM (champs électromagnétiques) ne sont que trop lentement reconnus comme ayant des effets négatifs sur la santé. La science sur les CEM existe depuis des décennies, et d'autres pays [voir WHAT’S HAPPENING INTERNATIONALLY] ont déjà établi des limites d'exposition aux rayonnements plus protectrices. Aux États-Unis, de nombreux médecins voient chaque jour des patients souffrant d'intolérance électrique induite par une surexposition dans leur environnement. Les cinq projets de loi du Massachusetts sont les premières étapes de l'action et de l'éducation du public sur l'utilisation responsable de la technologie d'aujourd'hui.


Au Canada, de nombreux efforts ont été déployés pour tenter de percer le mur d'indifférence politique en matière de protection de la population, principalement à l'instigation du groupe Canadiens pour une technologie sécuritaire au niveau canadien - et aussi plus récemment de l'organisme Prevent Cancer Now. Un résumé de ces efforts est disponible ICI où il y a notamment un lien vers cette vidéo ...

...d'un député conservateur qui a présenté en 2015 un projet de loi non partisan qui aurait obligé les marchands de téléphones cellulaires à apposer une étiquette informant clairement les consommateurs de l'avertissement des fabricants (camouflé à un endroit difficile à trouver dans les mentions légales de chaque téléphone mobile) sur la distance à maintenir entre ces appareils et le corps lors de leur utilisation. Ce projet de loi du député Terence Young, soutenu par 10 députés de tous les partis politiques, n'a pas été adopté.


Au Québec, divers efforts ont également été déployés aux niveaux provincial et municipal afin d'amener les autorités gouvernementales à prendre en compte les risques associés aux rayonnements radiofréquences.


Des infos à ce sujet peuvent être trouvées via TOUT SUR LA LUTTE CONTRE LES COMPTEURS 'INTELLIGENTS' et via ces 69 bulletins concernant la bataille contre les compteurs "intelligents" d'Hydro-Québec, et ces 11 bulletins concernant la bataille contre la 5G au Québec.


Certains gains ont été obtenus il y a 10 ans dans le cas des compteurs "intelligents" d'Hydro-Québec — près de 3% de la clientèle a choisi d'opter pour avoir un compteur non communicant plutôt que communicant et quelques dizaines de milliers d'irréductibles insistent toujours pour conserver l'ancien compteur électromécanique - barricadé.


Toutefois, en dépit d'efforts importants aucun progrès n'a été réalisé pour limiter l'exposition des élèves aux puissants routeurs WiFi dans les établissements scolaire québécois – voir Découvrez la menace du WiFi dans les écoles - et pour limiter la prolifération des antennes 4G et 5G dans les grandes villes québécoises, dont à Montréal où l'administration de Valérie Plante a signé en 2020 des ententes très favorables aux télécoms pour leur permettre d'utiliser les lampadaires et autres éléments du mobilier urbain pour y installer leurs milliers de nouvelles antennes 4G et 5G (détails ICI), et ce, en dépit d'une pétition signée par près de 25 000 personnes opposées à ce que les élus municipaux ont finalement fait, envers et contre tous, et malgré plusieurs interventions de citoyens outragés lors des séances du conseil municipal - voir à www.facebook.com/Stopponsla5G/videos - sans oublier la manif du 25 janvier 2020 à Montréal ayant reçu une bonne couverture médiatique : Inquiétudes quant aux effets de la 5G (Radio-Canada) et Des manifestants à Montréal demandent un moratoire sur le 5G.


Puis en mai 2020, une campagne pan-canadienne a été lancée pour demander au fédéral de suspendre le déploiement de la 5G. Plus de 21 000 Canadiens ont signé l'Appel lancé en ce sens.


ENCORE LÀ, AUCUNE ÉCOUTE DES ÉLUS CANADIENS.


Enfin en septembre 2022, un Appel pour un moratoire sur l'expansion de la 5G a été lancé dans le cadre d'une consultation organisée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) concernant le projet du fédéral de mettre aux enchères trois bandes de fréquences millimétriques de la 5G en 2024.


ENCORE UNE FOIS, LE GOUVERNEMENT CANADIEN FAIT LA SOURDE OREILLE - JUSQU'ICI.


En fait, seules les demandes de l'industrie intéressent le fédéral, entièrement à la botte des grandes entreprises canadiennes. Les télécoms se sont plaint au fédéral que les limites autorisées par le Code de sécurité 6 de Santé Canada (n'impliquant aucune obligation légale, sauf sur les propriétés fédérales), déjà astronomiquement trop laxistes et dangereuses pour la santé, risquaient de nuire à la propagation des fréquences millimétriques, facilement bloquées par le moindre obstacle physique (les feuilles d'arbres et même une pluie soutenue suffisent à bloquer la 5G millimétrique!). Sans hésiter, SANTÉ CANADA A DOUBLÉ LES LIMITES D'EXPOSITION PERMISES POUR LES ONDES MILLIMÉTRIQUES DE LA 5G !


CONCLUSION


Comme pratiquement partout ailleurs dans le monde, les industriels tiennent fermement en laisse les politiciens de tous les partis politiques. Certains pays ont connu de minces avancés dans la bonne direction, comme en Suisse, mais malgré quelques mesures tangibles pour atténuer les impacts nocifs des technologies sans fil, au final, les niveaux de rayonnements ambiants ne cessent d'augmenter et les humains et la nature en payent le prix fort.


Voir...


LA TECHNOLOGIE LA PLUS DANGEREUSE JAMAIS INVENTÉE


Vie sauvage et la biodiversité : en voie de disparition par les tours cellulaires sur terre et dans l'espace?


Extrait :


Il est temps d'agir


L'existence humaine et l'avenir de nos enfants dépendent de la protection du réseau fragile d'organismes biodiversifiés, chacun contribuant aux ressources essentielles de la communauté vivante sur Terre. Les écologistes ont travaillé sans relâche et héroïquement pour réduire les toxines chimiques, la pollution atmosphérique et les radiations nucléaires, parmi de nombreux autres dangers, et pour protéger les écosystèmes complexes contre les manipulations et les profits de l'industrie. Or, 255 scientifiques travaillant dans le domaine des CEM ont lancé un appel à l'ONU pour une plus grande protection de la santé publique contre les CEM et un autre groupe de scientifiques a demandé un moratoire sur la 5G. Les groupes environnementaux qui n'ont pas encore compris les impacts critiques sur la faune du déploiement rapide des radiations sans fil sur terre et dans l'espace trouveront, je l'espère, l'article de Levitt, Lai et Manville utile [voir Part 1, Part 2 and Part 3]. Peut-être que cette publication bien écrite et approfondie fournira les informations scientifiques nécessaires pour aller de l'avant.


Comme l'ont souligné Bandara et Carpenter (2018), « Il est temps maintenant de s'attaquer à une autre toxine planétaire émergente qui prolifère à vitesse grand V sur terre et dans l'espace... la technologie sans fil, qui pourrait s'avérer être une menace existentielle plus immédiate que le changement climatique. »


Oui, il est temps.

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