Présentation des risques liés à la 5G

Note : Une version pdf imprimable de ce document est disponible ICI.

Résumé


• Le principe de précaution n’est pas pris en compte par les gouvernements.


• Il est illégal d’exposer des humains sans leur consentement à un contaminant toxique comme la pollution électromagnétique.


• Aucune étude n’a été réalisée par l’industrie sur les impacts biologiques potentiels de la 5G sur les humains, les animaux, les insectes, les plantes et sur l’environnement en général.


• L’industrie des télécommunications et Santé Canada basent leur évaluation des impacts sanitaires des ondes uniquement sur les effets thermiques, soit le réchauffement des tissus humains après une exposition de 6 minutes. Des milliers d’études démontrant hors de tout doute de très nombreux effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé n’ont pas été prises en compte.


• La négligence de Santé Canada dans l’exécution de sa mission est peut-être due au fait que le gouvernement canadien a empoché plus de 16 milliards de dollars en vendant aux enchères les droits d'utilisation du spectre des ondes, sans compter les autres milliards que rapportera la vente des licences pour les ondes millimétriques de la 5G.


• De très nombreux scientifiques et médecins de dizaines de pays ont réclamé à l’Organisation mondiale de la santé une protection efficace contre les expositions à des champs électromagnétiques (2016), aux Nations Unies d’instituer un moratoire sur le déploiement de la 5G (2017), et à l'ONU, l'OMS, l'Union européenne, au Conseil de l'Europe et aux gouvernements de tous les pays d’arrêter le déploiement de la 5G sur Terre et dans l’espace (2018).


• Des dizaines de villes en Europe et aux États-Unis ont adopté un moratoire interdisant le déploiement de la 5G ou des restrictions à ce sujet. Le Conseil des États en Suisse a refusé en mars 2019 d’assouplir une ordonnance sur le rayonnement émis par les antennes de téléphonie mobile, ce qui a pour effet de fortement limiter le déploiement de la 5G dans ce pays.


• Le niveau d’électrosmog ne cesse d’augmenter, tout comme le nombre de personnes qui deviennent électrosensibles. Environ 3% de la population canadienne présente des symptômes graves d’électrosensibilité et 35% des gens ont des symptômes modérés. L’arrivée de la 5G ne ferait qu’aggraver ce problème et qu’augmenter les impacts économiques s’y rattachant.


• Le déploiement de la 5G va avoir un impact négatif majeur sur la valeur des maisons situées à proximité des antennes. La 5G de type millimétrique va nécessiter le déploiement de milliers de nouvelles batteries groupées de centaines de petites antennes à tous les 100 mètres environ. À Montréal uniquement, on estime que plus de 60,000 batteries d’antennes devront être installées.


• En plus d’être considéré par un grand nombre d’experts comme une menace sans précédent pour la santé humaine et la survie de nombreuses espèces, le déploiement de la 5G représente une menace extrêmement sérieuse à la protection de la vie privée et de la cybersécurité. Les divers impacts potentiels que la 5G représente doivent faire l’objet d’un débat de société et non être unilatéralement imposés par une industrie qui se comporte en hors-la-loi comme au temps du Far-West.



• Le principe de précaution n’est pas pris en compte par les gouvernements.


Quand vient le temps de décider, les intérêts économiques à court terme priment toujours sur la prudence en matière de protection de la santé de la population. Ce qui se passe avec la 5G en est un bel exemple. Pourtant, si les coûts exorbitants en matière de santé et d’environnement étaient pris en compte, il serait évident qu’il est économiquement préférable de ne pas attendre des preuves scientifiques encore plus irréfutables qu’elle ne le sont déjà pour interdire le déploiement de la 5G et pour freiner le recours à tous les autres types de communication sans fil.


Pour mieux comprendre...


Ondes : des médecins belges demandent l’application du principe de précaution


Le plus grand bien du plus grand nombre : une doctrine autorisant des pertes acceptables


• Il est illégal d’exposer des humains sans leur consentement à un contaminant toxique comme la pollution électromagnétique.


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5G is cruel, inhuman and degrading treatment under resolution 39/46


Traduction d’un extrait : (...) En dépit de ce qui est décrit dans les médias grand public, le rayonnement sans fil a des effets biologiques et ce n’est plus un sujet de débat. (...) Il existe plus de 10 000 études évaluées par des pairs portant sur les effets des rayonnements électromagnétiques (REM) sur la santé, et des preuves substantielles de la nature cumulative et de l'irréversibilité éventuelle de certains effets, qu'ils soient neurologiques, neuropsychiâtriques, reproductifs, cardiaques, en lien avec des mutations de l'ADN ou hormonaux. Certains peuvent affecter l'évolution de la race humaine. Il est clairement établi que les REM provoquent non seulement le cancer, mais également une vaste gamme de maladies débilitantes, notamment des troubles cognitifs, des déficits d'apprentissage et de la mémoire, des lésions neurologiques, des fausses couches, une altération du fonctionnement et de la qualité du sperme, l'obésité, le diabète, les acouphènes, des impacts sur le bien-être général, une altération du rythme cardiaque et des maladies cardiovasculaires. Au niveau cellulaire, les REM entraînent des altérations du métabolisme et du développement des cellules souches, l’expression des gènes et des protéines, une augmentation des radicaux libres, un stress oxydatif et des dommages à l’ADN. Les effets chez les enfants sont importants et comprennent certains des éléments énumérés ci-dessus, ainsi que l'autisme, le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (TDAH) et l'asthme.


Les REM ont des effets immédiats sur certains aspects de la biologie. Ceux-ci peuvent se manifester plus rapidement chez les personnes souffrant déjà d'électrosensibilité (ES) et d'électrohypersentivité (EHS). Bien qu’il ne s’agisse pas de termes médicaux communément employés, ils concernent jusqu'à 13% des personnes dans le monde qui ont découvert ce qui les rend malades en dépit de l'incrédulité des autres. Beaucoup de ces personnes ne peuvent pas travailler, sont sans abri ou se sont suicidées parce qu'elles n'avaient nulle part où se mettre à l’abri de ces rayonnements. L'impact des technologies de télécommunication sans fil sur les humains et leur environnement n'a jamais été testé avant le déploiement mondial de chaque nouvelle génération de communication (de 1G à 5G).


Les adultes et les enfants ont été utilisés comme cobayes expérimentaux sans en avoir jamais été informés et sans qu’on ne leur ait demandé leur consentement. Au contraire, le public a été activement induit en erreur. Les intérêts économiques ont prévalu sur le principe de précaution et sur les approches de précaution. Il n'y a pas d’option de refus. Avec l'avènement de la 5G, tout le monde est irradié sans distinction à des doses toujours croissantes.


(...) L’organisme canadien Planetary Association for Clean Energy (PACE) estime que la 5G, de même que les générations précédentes de technologies sans fil, équivalent à une expérience sur l’humanité qui constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant au sens de la résolution 39/46 de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée le 10 décembre 1984. Le déploiement de la 5G constitue une violation de plus de 15 accords et traités internationaux, dont l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui découle du Code de Nuremberg de 1947. Il viole également la Déclaration d’Helsinki de 1964 et ses diverses révisions, ainsi que d’autres directives internationales traduites en lois nationales en vigueur dans divers pays.


Voir ICI les 89 pages de références en lien avec ce document.


• Aucune étude n’a été réalisée par l’industrie sur les impacts biologiques potentiels de la 5G sur les humains, les animaux, les insectes, les plantes et sur l’environnement en général.


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When it comes to 5G health risks, what we don't know might hurt us


Traduction d’un extrait : Richard Blumenthal, ancien procureur général du Connecticut et féroce adversaire de l’industrie du tabac, qui est maintenant le sénateur américain le plus influent de l’État, pose les questions les plus difficiles sur les conséquences pour la santé de la 5G. Démocrate, il est membre du Comité sénatorial du commerce, des sciences et des transports, et possède le talent d'un avocat pour les questions pointues. Le comité a posé des questions délicates aux membres les plus expérimentés du secteur des télécommunications sans fil. En décembre 2018, Blumenthal a demandé à l’organisme responsable de la régulation des télécommunications de déterminer si les hautes fréquences utilisées par les systèmes 5G présentaient un risque pour la santé.


« Le fait est que les risques pour la santé sont inconnus et non étudiés, ce qui est un signe de négligence et de mépris de la part de la Federal Communications Commission, ce qui semble inacceptable », a-t-il déclaré à l'époque. Deux mois plus tard, il a lancé une bombe lors d'une audience d'un comité sénatorial sur le lancement des réseaux 5G (ils n'existaient alors que sous forme de test dans quelques villes, avec des déploiements plus importants prévus en 2019). Le sénateur a demandé à Brad Gillen, vice-président de la Cellular Telecommunications Industry Association (CTIA), si l’industrie menait des recherches indépendantes sur les effets sur la santé des rayonnements électromagnétiques (REM). « À ma connaissance, aucune étude n'a été réalisée par l’industrie », a répondu M. Gillen. Blumenthal semblait véritablement surpris par la réponse de Gillen. « Nous volons en quelque sorte à l’aveugle en ce qui concerne la santé et la sécurité », a déclaré Blumenthal.


Alors faites attention. Si un représentant de l’industrie du sans fil vous dit qu’il n’y a

« aucune preuve » que la 5G puisse être nocive, il ne ment pas, pour la simple raison qu’il n’y a effectivement aucune preuve. En effet, aucun étude à long terme sur les effets des réseaux 5G sur la santé n'a été réalisée.


(...) La grande question est maintenant de savoir si les gouvernements ou les régulateurs vont ralentir le déploiement de la 5G jusqu'à ce que les problèmes de santé soient étudiés plus attentivement. Richard Blumenthal, une voix puissante et crédible au sein du Sénat américain, souhaiterait certainement que tout le monde prenne une pause avant de déployer cette technologie jusqu’à ce que des études sur la santé soient réalisées et terminées. Mais le professeur Héroux de l’université McGill pense que c'est rêver en couleur. « Vous ne pouvez pas arrêter la 5G dans une économie capitaliste », a-t-il déclaré dans une interview accordée au Globe and Mail. Il a peut-être raison, à moins que d'autres voix comme celle de Richard Blumenthal ne fassent la une des journaux.


• L’industrie des télécommunications et Santé Canada basent leur évaluation des impacts sanitaires des ondes uniquement sur les effets thermiques, soit le réchauffement des tissus humains après une exposition de 6 minutes.


De plus, aucune étude indépendante de l’industrie n’a été prise en compte dans l’examen des données scientifiques ayant servi de base aux 2 dernières révisions (réalisées en 1999 et 2015) du Code de sécurité 6, dont le respect n’est nullement obligatoire, sauf pour les sites sous juridiction fédérale :


« Ces limites s'appliquent à toutes les personnes qui travaillent ou sont en visite dans des emplacements réglementés par le gouvernement fédéral. Ces lignes directrices peuvent être adoptées par les provinces, l'industrie ou d'autres parties intéressées.»


- Tiré de l’Avant-propos du document Limites d'exposition humaine à l'énergie électromagnétique radioélectrique dans la gamme de fréquences de 3 kHz à 300 GHz


Il est important en effet de signaler qu’un examen de la bibliographie (à la fin du document cité ci- dessus) des études et documents sur lesquels les auteurs non-identifiés se sont basés pour établir leurs directives révèle un biais en faveur de tout ce qui va dans le sens des conclusions pré-établies que ces auteurs estimaient recevables. On y retrouve plusieurs documents d’Industrie Canada (n’ayant manifestement aucune expertise en matière de santé), cinq de l’ICNIRP (Commission internationale sur la radioprotection non-ionisante, décrite par le groupe Investigate Europe comme un «cartel» – voir The ICNIRP Cartel and the 5G Mass Experiment et ICNIRP draft on new radiofrequency guidelines is flawed et ICNIRP’s Exposure Guidelines for Radio Frequency Fields - “Investigate Europe identified 14 scientists who protect ICNIRP’s obsolete and inadequate EMF exposure guidelines by preparing biased reviews of the research literature.” – et bien sûr plusieurs études datant des années 2000, mais vraiment très peu de documents postérieurs à 2010.


Des milliers d’études démontrant hors de tout doute de très nombreux effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé n’ont clairement pas été prises en compte – voir ICI et ICI. Il y a aussi 4 documents provenant de l’Organisation mondiale de la Santé, qui n’est pas exactement réputée pour son impartialité – voir De quoi l’OMS est-elle malade ? - Politique et corruption à l’OMS - L’OMS, océan de corruption et d’inefficacité. Bref, il est tout à fait légitime de douter de la fiabilité du Code 6, sur laquelle s’appuie Santé Canada pour prétendre, par exemple, que « si une personne, y compris un jeune enfant, est exposée aux champs de RF de sources multiples, 24 heures sur 24, 365 jours par année, selon les limites établies dans le Code de sécurité 6, elle ne constatera aucun effet néfaste sur sa santé. »


- Tiré de l’avant-dernier paragraphe de Comprendre le Code de sécurité 6


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Risques liés à l’utilisation des cellulaires : l’Italie va en informer ses citoyens, mais au Canada c’est l’omerta


Appel pour des valeurs limites d'exposition réellement protectrices dans le domaine des champs électromagnétiques


La position et les lignes directrices de l'ICNIRP ne sont pas scientifiques et protègent l'industrie, pas la santé publique.


Comment expliquer cette apparente négligence de Santé Canada dans l’exécution de sa mission censée être « d’aider les Canadiennes et les Canadiens à maintenir et à améliorer leur état de santé » ?


Le fait que le gouvernement canadien ait empoché jusqu’ici plus de 16 milliards de dollars (selon des données recueillies ICI en avril 2019) en vendant aux enchères les droits d'utilisation du spectre des ondes a peut-être quelque chose à y voir, tout comme les autres milliards que rapportera la vente des licences pour les ondes millimétriques de la 5G.


Le gouvernement du Canada n’a guère intérêt à mettre des bâtons dans les roues des entreprises de télécommunication en réglementant par des normes trop sévères une industrie qui lui rapporte autant d’argent. Il suit en cela l’exemple de son voisin du sud dans un marché fort compétitif qui nécessite de ne pas mettre la bride au cou de nos entreprises plus que ce n’est le cas aux États-Unis. De fait, les normes canadiennes sont semblables aux normes américaines et figurent parmi les plus laxistes au monde.


« La Chine, la Russie, l’Italie et la Suisse ont instauré des normes limites de radiation du sans-fil 100 fois plus sécuritaires que le Canada. 40% de la population mondiale habite dans des pays aux codes plus sécuritaires que celui du Canada. ... Plus de 50 médecins canadiens et scientifiques de l’étranger ont signé des déclarations affirmant que les niveaux actuels du Code de sécurité 6 ne protègent pas les Canadiens. »


- Tiré d'ICI — Voir aussi Declaration: Doctors Call for Protection from Radiofrequency Radiation Exposure et Declaration: Scientists call for Protection from Radiofrequency Radiation Exposure


Malgré les apparences de conflits d’intérêts, le gouvernement canadien n’est certainement pas le seul responsable du déni systématique des effets biologiques des REM sous le seuil thermique que pratique Santé Canada. Cette agence est notoire pour ses prises de position défendant les intérêts des grandes entreprises dans une foule de domaines plutôt que la santé des citoyens canadiens. Qu’il s’agisse des pesticides comme le glyphosate, des OGMs, ou de médicaments controversés, Santé Canada échoue systématiquement à faire passer la protection de la santé des Canadiens avant la protection des grandes entreprises.


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Électrosmog : la ministre de la Santé trompée par ses fonctionnaires?


Aliments: un ex-scientifique de Santé Canada sonne l’alarme


Corrompus jusqu'à la moelle

'It's like riding a tiger’

STEALTH CANADA - Deep-sixing the science on wireless radiation


Traduction d’un extrait : (...) Santé Canada n'a pas informé le public des dommages causés par les rayonnements sans fil ; - a sciemment exposé tous les Canadiens à ce préjudice prouvé ; - sanctionné le déploiement et l'extension illimitée des systèmes sans fil et des tours cellulaires ; - n’a pris aucune mesure pour nous protéger de ces risques connus ; - nous a empêché de nous protéger de ces risques ; - nous a empêché de nous protéger d'eux-mêmes, nos prétendus protecteurs ; - a causé des torts sans précédent à des millions de Canadiens ; - a provoqué une explosion de l'incidence de la maladie des micro-ondes ; - a empêché aux personnes électrosensibles l'accès aux services médicaux ou dentaires (à cause du Wi-Fi) ; - a surchargé tout le système de santé et surtaxé les contribuables ; - a nié à plusieurs reprises la validité de milliers d'études scientifiques examinées par des pairs ; - a rejeté les preuves irréfutables qui lui ont été présentées par d'innombrables sources impeccables ; - et a produit des études incomplètes, inexactes et biaisées financées par l’industrie pour soutenir son propre programme. Santé Canada enterre la science sur le rayonnement des micro-ondes.


La situation aux États-Unis est identique à celle du Canada...


Captured Agency: How the Federal Communications Commission Is Dominated by the Industries It Presumably Regulates


L’auteur documente comment les entreprises de télécommunications sans fil utilisent

« des tactiques vicieuses rappelant celles des compagnies de tabac au 20ème siècle ». Ces tactiques incluent une campagne massive de relations publiques, des attaques bien financées contre la réputation de scientifiques hautement crédibles ayant soulevé des préoccupations fondées sur la science, des poursuites judiciaires agressives et des efforts pour influencer les comités du Congrès par le biais de contributions à leurs membres. « La sécurité, la santé et la vie privée des consommateurs, ainsi que leurs portefeuilles, ont tous été négligés, sacrifiés ou dévalisés en raison d'une influence non contrôlée de l’industrie », écrit-il.


How Big Wireless Made Us Think That Cell Phones Are Safe: A Special Investigation


Traduction d’un extrait : La campagne de désinformation – et l'augmentation massive des radiations – derrière le déploiement de la 5G.


(...) Un acteur clé n'a pas été influencé par toutes ces recherches complaisantes des entreprises sur le rayonnement sans fil: le secteur des assurances. The Nation n'a pas été en mesure de trouver une seule compagnie d'assurance disposée à vendre une police d’assurance en responsabilité civile couvrant le rayonnement des téléphones portables. « Pourquoi voudrions-nous faire cela ? » a lancé en rigolant un dirigeant avant de signaler plus de deux douzaines de poursuites en instance contre des entreprises de téléphonie mobile, réclamant un total en dommages-intérêts de 1,9 milliard de dollars. Certains juges ont confirmé le bien-fondé de telles poursuites, notamment un juge en Italie qui a refusé de permettre la présentation en preuve de recherches financées par l'industrie.


Voir aussi Lloyd’s of London Insurance Won’t Discuss Their New EMF Exclusion Clause


« La Lloyd's de Londres, le plus grand marché de l'assurance au monde, a refusé de couvrir toutes les demandes d'indemnisation pour tout déclaration de sinistre résultant de l'exposition à des téléphones portables, au Wi-Fi ou à toute autre source de rayonnement électromagnétique. »


How the Wireless Industry Convinced the Public Cellphones Are Safe & Cherry-Picked Research on Risks


Traduction d’un extrait : (...) Le terme qu'ils utilisent est “war gaming”. Ils ont manipulé la science à leurs fins. Cela provient d'un mémo interne de 1994 de Motorola, un important fabricant de téléphones portables, qui, à cette époque, faisait déjà l'objet de poursuites de la part de clients affirmant que leurs tumeurs au cerveau provenaient d'équipements fournis par Motorola. Le terme “war gaming” signifie un certain nombre de choses différentes. Cela signifie financer une science qui soit favorable à l'industrie. Cela signifie discréditer une étude scientifique ou tenter de discréditer des scientifiques critiques vis-à-vis de l'industrie. Et cela implique d’essayer de placer des scientifiques favorables à l’industrie au sein de conseils consultatifs clés, tels que l’Organisation mondiale de la santé.


• Plusieurs appels de médecins et de scientifiques ont été lancés.


En mai 2015, des scientifiques lançaient un Appel à l’Organisation mondiale de la santé pour réclamer une protection efficace contre les expositions à des champs électromagnétiques d’ondes non-ionisantes. En date du 31 octobre 2019, 252 scientifiques de 42 pays avaient signé cet appel. En septembre 2017, plus de 180 experts et médecins venant de plus de 36 pays demandaient aux Nations-Unis d’instituer un moratoire sur le déploiement de la 5G tant que des études n’auront pas été réalisées par des scientifiques indépendants de l’industrie sur ses dangers potentiels pour les humains et l’environnement. En octobre 2018, un Appel international demandant l'arrêt du déploiement de la 5G sur Terre et dans l’espace a été lancé. Au 31 octobre 2019, plus de 172 048 médecins, scientifiques, membres d'organisations environnementales et citoyens d’au moins 202 pays l’avaient signé.


Ce déploiement a pourtant déjà débuté dans 12 pays (selon cette carte - en date du 31 octobre 2019) en dépit de l’opposition croissante de citoyens et d’élus conscients des risques inacceptables liés à cette technologie.


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Électrosmog : 190 experts somment l’ONU d’agir


L’Appel demande notamment : que les enfants et les femmes enceintes soient protégés des CEM; que l’on encourage les manufacturiers à développer des technologies plus sécuritaires; que les fournisseurs d’électricité soient obligés de réduire l’électropollution; que l’on enseigne au public comment réduire les risques; que les professionnels de la santé soient formés pour diagnostiquer et traiter les patients aux prises avec des sensibilités électromagnétiques; que l’on finance des formations et des études sur les CEM qui sont indépendantes de l’industrie et que celle-ci soit obligée de coopérer avec les chercheurs; que l’on établisse des « zones blanches » libres de CEM; que l’on encourage les médias à dévoiler les liens financiers entre certains chercheurs et l’industrie.


Journal The Lancet : Planetary electromagnetic pollution: it is time to assess its impact


Traduction de quelques extraits : Une évaluation récente de 2266 études – y compris des études in vitro et in vivo sur des systèmes expérimentaux humains, animaux et végétaux ainsi que des études de population – a révélé que la plupart des études (n = 1546, 68,2%) ont mis en évidence d'importants effets biologiques ou sur la santé associés à l'exposition à des champs électromagnétiques anthropiques. Nous avons publié nos données préliminaires sur le rayonnement électromagnétique de radiofréquences, qui montrent que 89% (216 sur 242) des études expérimentales portant sur les effets du stress oxydatif ont démontré des effets importants. Ce poids de la preuve scientifique réfute les affirmations maintes fois répétées selon lesquelles le déploiement de technologies sans fil ne pose aucun risque pour la santé aux niveaux d'exposition aux radiofréquences non thermiques actuellement autorisés.


Au lieu de cela, les preuves corroborent l'Appel international de scientifiques étudiant les CEM, rassemblant 244 scientifiques de 41 pays qui ont publié des articles sur le sujet dans des publications examinées par des pairs et qui ont collectivement demandé à l'OMS et à l'ONU de prendre des mesures immédiates pour réduire l'exposition du public aux champs électromagnétiques et aux rayonnements artificiels. Il existe également des preuves sur les effets du rayonnement électromagnétique de radiofréquences sur la flore et la faune. Par exemple, la réduction globale signalée du nombre d'abeilles et d'autres insectes est vraisemblablement liée à l'augmentation du rayonnement électromagnétique de radiofréquences dans l'environnement. Les abeilles domestiques font partie des espèces qui utilisent la magnétoréception, qui est sensible aux champs électromagnétiques anthropiques, pour leur navigation.


(...) Par exemple, les scientifiques des NIH ont montré qu'une exposition aiguë non thermique modifiait le métabolisme du cerveau humain et l'activité immunitaire du cerveau, ainsi que les réponses immunitaires systémiques. L'exposition chronique a été associée à une augmentation du stress oxydatif, des dommages à l'ADN et un risque de cancer. Des études de laboratoire, y compris des études sur de grands rongeurs réalisées par le National Toxicology Program américain et l'Institut Ramazzini d’Italie, confirment ces effets biologiques et sur la santéin vivo. Alors que l'on se préoccupe des menaces que représentent pour la santé humaine l'évolution des conditions environnementales dues à l'activité humaine, l'exposition croissante aux rayonnements électromagnétiques artificiels doit être incluse dans cette discussion.


IARC Urged To Revisit RF Risk - Animal Studies Prompt Calls To Upgrade Classification to "Probably Carcinogenic" or Higher


Un comité consultatif a recommandé que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) réévalue les risques de cancer associés aux rayonnements de radiofréquences - RF. Cela devrait être une «haute priorité», selon le rapport de ce groupe d’experts publié en avril 2019. Le groupe, composé de 29 membres de 18 pays, suggère que la nouvelle évaluation ait lieu entre 2022 et 2024. ... « C’est une très bonne nouvelle », a écrit Tony Miller, professeur émérite d'épidémiologie à l'Université de Toronto. Il a cité l'importante épidémiologie humaine et les preuves de cancérogénicité constatées chez les animaux depuis l'évaluation de 2011. « Si un groupe de travail devait conclure que les RF sont un agent cancérogène pour l'homme classé dans le Groupe 1, comme beaucoup d'entre nous le pensent maintenant », a-t-il déclaré, « il serait impossible pour les gouvernements et les autorités de la santé publique de l’ignorer ».


La menace que la 5G pose à la santé humaine


• Plusieurs villes, dont Genève et Bruxelles, ont adopté un moratoire au déploiement de la 5G et le Conseil des États en Suisse a refusé en mars 2019 d’assouplir une ordonnance sur le rayonnement émis par les antennes de téléphonie mobile, ce qui a pour effet de fortement limiter le déploiement de la 5G dans ce pays.


Selon les sénateurs qui ont pris cette décision, la santé doit primer sur les considérations économiques. Aux États-Unis les législations de 24 gouvernements locaux ont adopté des lois afin d'empêcher ou de restreindre le déploiement de la 5G, principalement pour des raisons de santé. Florence, en Italie, applique le principe de précaution et refuse les autorisations pour la 5G. Un district de Rome a voté contre les essais de la 5G. Le ministère russe de la Défense refuse de transférer des fréquences du spectre pour une utilisation de la 5G. Des Allemands ont signé en très grand nombre une pétition pour forcer le Bundestag à débattre de la 5G. Les députés néerlandais insistent sur le fait que la recherche sur les rayonnements de la 5G doit être effectuée avant son approbation.


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Le virage numérique suisse est menacé

SONDAGE: Les Romands ne veulent pas de la 5G


(...) La Suisse romande n'est pas la seule région du monde à se montrer réfractaire. Aux États-Unis, une vague de résistance et de protestation a déjà incité des dizaines de villes à empêcher la mise en oeuvre de la technologie. En Europe, la municipalité de Bruxelles a également stoppé un projet pilote en raison de craintes pour la santé de ses citoyens. Partout, on demande d'attendre le résultat de l'étude concernant l'impact du rayonnement des antennes sur les êtres humains et le vivant en général pour aller de l'avant. Selon les adversaires de la 5G, parmi lesquels le célèbre professeur émérite américain de biochimie et de sciences médicales Martin Pall, il y aurait notamment une corrélation possible entre les rayonnements et les tumeurs cérébrales, la maladie d'Alzheimer et l'infertilité masculine. Selon lui, dans le monde occidental, nous sommes déjà exposés à des champs électromagnétiques environ 7,2 millions de fois trop élevés.


Swiss 5G debate heats up with protest in Bern Une manifestation de 1000 personnes contre la 5G s'est déroulée dans la capitale bernoise.


5G Resistance Concern grows over European rollout


• Avec le déploiement de toujours plus d’antennes du réseau cellulaire et d’émetteurs Wi-Fi, le niveau d’électrosmog ne cesse d’augmenter, tout comme le nombre de personnes développant un syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques.


Cette allergie aux micro-ondes pulsées est également appelée électrosensibilité. Selon la Dre Magda Havas, environ 3% de la population canadienne présente des symptômes graves d’électrosensibilité et 35% des gens ont des symptômes modérés. L’arrivée de la 5G pourrait faire augmenter rapidement le nombre de personnes affectées par ce syndrome, ce qui accroîtrait considérablement les coûts en santé et en perte de productivité pour la société, sans compter les énormes souffrances et l’angoisse que des centaines de milliers de personnes de plus subiraient.


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Qu’est-ce que l’électro-hypersensibilité ?


Description du Syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques


Articles sur l'électrosensibilité par le CRIIREM


Précautions à prendre lors de l'hospitalisation d'une personne électrohypersensible


Doctors, Experts Call for Delaying Deployment of 5G Due to Health Risks


Soins offerts aux électrohypersensibles, Dr Riina Bray, Université de Toronto

Note : La Dre Riina Bray, prenant la parole dans ce reportage, est directrice médicale de la Environmental Health Clinic de l’hôpital Women’s College en Ontario.


• Il existe des alternatives à la 5G, comme la fibre optique, beaucoup plus efficace et sécuritaire, qui ne présentent aucun risque pour la santé et pour l’environnement.


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Entrevue de 15 minutes réalisée le 30 avril 2019 par Paul Arcand avec le Dr Paul Héroux


Comme il l'explique, l'avenir est à la fibre optique à la maison, bien plus rapide, saine et cybersécuritaire que la 5G. Lire aussi ce commentaire détaillé sur cette entrevue.


• Le déploiement de la 5G va avoir un impact négatif majeur sur la valeur des maisons situées à proximité des antennes.


La partie la plus élevée du spectre de la 5G, soit celle des véritables ondes millimétriques de 26 gigahertz et plus, trop courtes pour traverser des obstacles physiques, va en effet nécessiter le déploiement de milliers de nouvelles batteries d'antennes groupées à tous les 100 mètres environ – chaque boîtier pouvant comporter jusqu'à plus de 1024 minuscules antennes capables de focaliser le signal en un mince faisceau d'ondes plus pénétrantes, tel qu’expliqué par un expert dans cette vidéo. À Montréal uniquement, on estime que jusqu'à 60,000 batteries d’antennes devront être installées. La vente des bandes millimétriques du spectre des ondes doit débuter au Canada en 2020 et se terminer vers la fin de 2021 (selon cet article). Il est donc encore temps de stopper ce déploiement.


Il faut savoir cependant qu’en vertu des règles établies par Industrie Canada, « tous les systèmes d’antennes n’ont pas à faire l’objet d’une vaste consultation auprès des autorités municipales et du public » notamment lorsqu’ils ont une « faible incidence sur l’environnement local » ce qui s’applique aux antennes dites « micro-cellulaires » de la 4G LTE, déjà déployées depuis 2 ans, et à celles de la 5G. Le principale critère d’exemption inclus dans la liste d’exclusions d’Industrie Canada concerne les pylônes d’antennes de moins de 30 mètres, qui sont exclus de tout processus de consultation. La plupart des antennes de la 5G en milieu urbain seront installées à moins de 30 mètres de hauteur et seront donc déployées en douce un peu partout sans que personne n’en soit informé à l’avance et ne puisse l’empêcher – à moins de se mobiliser avec vigueur et efficacité au point de faire une mauvaise presse aux entreprises de télécoms qui alors peuvent décider de ne pas insister.


Alors qu’aux États-Unis des municipalités, des comtés et plusieurs États s’opposent vivement, devant les tribunaux et par voie réglementaire et législative, à l’empiètement de la FCC sur leurs prérogatives en matière de contrôle sur le déploiement des antennes, et que le gouvernement fédéral américain tente de faire adopter une loi éliminant toute barrière au déploiement de la 5G, et qu’en Angleterre, le déploiement de la 5G est empêtré dans des recours judiciaires - voir Revealed: 5G rollout is being stalled by rows over lampposts, au Canada l’industrie a déjà le champ libre, du point de vue de la réglementation fédérale, pour installer ses antennes microcellulaires où bon lui semble.


Pour mieux comprendre...


Cell Towers and Home Values


Traduction d’un extrait : Les valeurs des maisons déclinent-elles près des tours cellulaires? La réponse est OUI. Selon une enquête réalisée en 2014 par l'Institut national de la science, du droit et des politiques publiques (NISLAPP), 94% des acheteurs sont « moins intéressés et paieraient moins » pour une propriété située à proximité d'une tour de téléphonie cellulaire ou d'une antenne. Les tours et les antennes de cellulaires du voisinage ont-elles un impact sur la désirabilité d'une propriété ? Il a également constaté que les propriétés dans lesquelles une tour de téléphonie cellulaire ou un groupe d'antennes sont placées au-dessus d'un bâtiment ou fixées à un bâtiment sont problématiques pour les acheteurs.


(...) « Les résultats du sondage 2014 du NISLAPP suggèrent qu'il existe désormais une forte prise de conscience des risques potentiels liés aux tours de téléphonie cellulaire et aux antennes, y compris chez les personnes n'ayant jamais fait l'expérience des effets des rayonnements électromagnétiques. » ... Quant à l'impact des tours de téléphonie cellulaire sur le prix des maisons dans les quartiers résidentiels, une étude a révélé que les acheteurs paieraient jusqu'à 20% de moins, comme l'a démontré une enquête d'opinion et une analyse des prix de vente.


The effect of distance to cell phone towers on house prices in Florida


Traduction d’un extrait : (...) En ce qui concerne l’effet de la proximité d’une tour sur le prix, les résultats globaux indiquent qu’elle est statistiquement significative et négative. En règle générale, plus une propriété est proche d’une tour d’antennes, plus la baisse de prix est importante. L'effet de la proximité d'une tour réduit les prix de 15% en moyenne. Cet effet diminue à mesure qu’augmente la distance relativement au site de la tour et est négligeable après 300 mètres.


• La protection de la vie privée et la cybersécurité sont à risque.


En plus d’être considéré par un grand nombre d’experts comme une menace sans précédent pour la santé humaine et la survie de nombreuses espèces (les insectes, les abeilles et les oiseaux seront grandement affectés par les ondes millimétriques - voir aussi 153 peer-viewed studies or articles reporting significant effects from EMF exposures on wildlife - toute comme la flore), le déploiement de la 5G et l’Internet des objets qu’il va favoriser représente une menace extrêmement sérieuse à la protection vie privée et de la cybersécurité. Les divers impacts potentiels que la 5G représente doivent faire l’objet d’un débat de société et non être unilatéralement imposés par une industrie qui se comporte comme au temps du Far-West.


Pour mieux comprendre...


Les Objets connectés : futures cibles de la cybercriminalité


The 5G Dragnet


5G Privacy & Security Issues


Ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi la 5G est un vrai enjeu pour notre cybersécurité


(...) La 5G est un système très complexe, qui peut être attaqué avec des moyens très variés et à différents endroits. En dehors des failles connues et pour lesquelles on connaît également très souvent des corrections, il y a aussi des interrogations sur les hypothèses de confiance faites par le standard, qui peuvent être mises en cause, comme dans le cas de Huawei. En même temps, proposer un standard sans aucune hypothèse de confiance paraît difficilement réalisable, cela sera du moins très coûteux, et donc pas intéressant pour les opérateurs : malheureusement, dans la pratique, la sécurité est toujours un compromis entre coût et protection apportée.


Les enjeux de cybersécurité de la 5G


(...) Il apparaît clairement que la 5G va entraîner notre société vers une dépendance encore plus accrue vis à vis des technologies numériques. (...) L’augmentation du nombre de composants logiciels ou celui du nombre d’objets connectés à Internet démultiplient considérablement la surface d’attaque d’un réseau mobile. La surface d’attaque est la somme des différents points faibles par lesquels un "hacker" pourrait potentiellement compromettre un système.


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